Via un message sur plusieurs listes et son blog personnel, Christopher Schmidt vient d’annoncer la publication de la version finale de la spécification GeoJSON, la version 1.0 donc.

Le GeoJSON est un format cartographique un peu particulier puisqu’il n’est pas destiné au stockage mais plutôt au transfert des données cartographiques entre un serveur et un client web exécutant du javascript. Car dans GeoJSON il y a JSON (JavaScript Object Notation) ! Hors de ce contexte donc, point de GeoJSON. L’un des principaux intérêts de ce format est de structurer naturellement son contenu en objets javascript un fois interprété par celui-ci. Par exemple :

{« type »: « FeatureCollection », « features »: [{« type »: « Feature », »geometry »: {« type » : « Point », »coordinates » : [527904.26, 1844683.7]}, »properties »: {« nom »: »PLACE ESQUIROL », »adresse »: »15 PL ETIENNE ESQUIROL », »numero »: »0102″, »bornes »: »18″}}]}

génère un objet fait de features, features dont les éléments ont une propriété nom, à laquelle on accède par features[i].properties[« nom »], mais aussi une propriété geometry caractérisée par un type et un tableau de coordonnées.

Surtout, les protagonistes à l’oeuvre dans ces specifications ont tenu à l’enrichir suffisamment pour couvrir de très larges contextes d’utilisation. On retrouve donc des objets tels que les multi-lignes, multi-polygones, bounding boxes, ou même des systèmes de référence spatiaux qui peuvent être faits de liens http vers une définition externe (sur http://www.spatialreference.org par exemple).

Enfin, ce format a connu un succès rapide, dès avant sa formalisation complète. OGR l’intègre depuis quelques mois, OpenLayers et FeatureServer également, ça va de soi, mais on le retrouve aussi dans des logiciels propriétaires tels que FME de Safe Software. En tout, plus de vingt logiciels l’utilisent déjà sous une forme ou une autre.

Rien ne synthétise sans doute mieux les récentes évolutions de la néocartographie qui s’affranchit des frontières classiques du SIG que ce format, destiné à faire le lien entre la données carto « classique » et des contextes d’utilisation web de plus en plus diversifiés.

GeoJSON année 1
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