Gratuites, comme celles de Google, libres, comme celle d’OpenStreeMap, ou payantes, la mise à disposition de données en ligne ne doit pas faire oublier la mesure de leur qualité. C’est une question qui avec l’arrivée de la directive INSPIRE et la probable multiplication des services web cartographiques n’en sera que plus sensible.
Petit exemple vécu récemment : dans le cadre de la mise en oeuvre d’une application web de suivi de véhicules en Algérie, j’ai construit une interface proposant les fonds GoogleMaps.
Sauf qu’une fois les trajets intégrés, ils n’étaient absolument pas alignés avec le fond de plan. Donc on vérifie, les données source, les paramètres de projection en Spherical Mercator, la configuration de l’application, l’ellipsoïde de référence… bref, tout ce qu’on peut imaginer être à l’origine de ce qu’on considère comme un problème d’intégration de NOS données.
Puis on affiche le fond satellite :
Et on découvre que mise à part une aberration GPS en début de parcours, tout colle parfaitement, et que c’était donc le fond de plan GoogleMaps qui étaient trompeur. D’autant plus trompeur d’ailleurs que la voirie qu’il présente n’a pas grand chose à voir avec ce qu’on voit sur l’image satellite. Nulle trace sur le plan des lacets visibles en haut à gauche par exemple.
Chez OpenStreetMap par contre, le tracé est de bien meilleure qualité…

mais uniquement quand il existe !
Données fragmentaires, obsolètes, erronées (et je m’en tiens à leur composante graphique, même pas attributaire !), sont autant d’écueils que les utilisateurs de services web cartographiques auront à gérer. Les métadonnées, quand elles existent, donnent des informations utiles (échelle, date…), mais rien ne permet de déterminer la qualité absolue d’une couche de données. Il ne faut donc jamais oublier que la donnée cartographique n’est, à l’instar des sondages, qu’une représentation simplifiée et conceptualisée de la réalité à un moment donné, et jamais une vérité définitive.



[...] cartographiques trompeuses… Article très intéressant de neogeo mettant en avant les écueils des données cartographiques [...]
Je vous raconte pas la précision qu’on peut avoir avec des éléments invisibles sur les orthophotos : les canalisations de gaz …
ben si, racontez-moi, parce que là j’ai du mal à voir le rapport…