En complément à un précédent post, le FOSS m’a permis d’y voir un peu plus clair sur les différents formats « interropérables » pour les données géographiques et surtout de percevoir un distinction majeure entre ceux-ci : il y a d’un côté les formats issus du monde géographique et créés pour diffuser l’information géographiques sous la formes de services web : WMS, WFS et donc GML sont de ceux-là.
D’un autre côté, on trouve les formats du Web 2.0 qui intègrent peu à peu la dimension géographique : AtomPub, GeoRSS en font partie. Le KML/Z quant à lui se situant entre ces deux approches : imaginé pour diffuser de l’information géographique (et rien de plus, comme le rappelle Raj Singh), il intègre aussi étroitement la notion d’interropérabilité totale.

Car c’est bien en termes d’interropérabilité que les formats se distinguent. Là où les premiers ont été faits pour permettre à des systèmes géographiques d’interropérer (afficher dans MapInfo une carte issue d’un serveur WMS, crééer un application web à partir de multiples serveurs WMS-WFS différents), le deuxième groupe est fait pour permettre à des applications web d’interropérer, nonobstant leur capacité à analyser ou traiter la donnée géographique. Ce point est central pour la compréhension des avantages et inconvénients de chacuns. Là où un flux AtomPub intégrant des balises de géolocalisation en GeoRSS pourra être interprété par n’importe quel client Atom, qu’il exploite les données géographiques ou pas, le flux GML d’un serveur WFS ne sera correctement affiché sous forme de carte que par des clients dédiés à l’affichage cartographique. Cependant, pour des raisons d’homogénéité et de standardisation, l’AtomPub, tout comme le KML, ne diffuse qu’un contenu attributaire restreint (nom – description de l’objet, même si celle-ci peut-être complexe, de la forme d’un bloc HTML complet), tandis que le GML transporte toute la richesse attributaire nécessaire à une réelle exploitation des données. Les usages sont donc forcément différents. Là où le GeoRSS répond au besoin de « Affiche mes posts dans GoogleMaps », le GML est porteur d’une réelle richesse attributaire et d’une plus value qualitative évidente, qui se paye par une plus grande complexité.

Du neuf dans les GeoFormats ?
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