Petit débat dans le geoweb depuis la parution d’un article citant les propos de Mike Hickey, président de Pitney Bowes Software, le désormais éditeur de MapInfo. Selon lui, la « neogeographie », néologisme que je ne renierai pas, n’est pas du SIG, car elle ne traite que du « Where », sans créer de données ou d’analyse spatiale. Les réactions ont été nombreuses, ici et là (un peu court celui-là). Sans rentrer dans le fond du débat, auquel Peter Batty et Paul Ramsey ont apporté de sérieux arguments (citons la conclusion de Paul : « L’important, ce n’est pas la taille de ton engin, c’est ce que tu arrives à faire avec… »), il y a cependant je pense une justification aux propos de Mike Hickey, en dehors de toute considération industrielle. Les mash-ups et autres applis du geoweb ont pu faire preuve d’ingéniosité dans l’ergonomie et la visualisation des données mais restent très en dessous de ce que permettent les technologies en ce qui concerne le traitement de la donnée et son analyse. Les exemples existent (voir aussi l’implémentation de pyWPS par Omniverdi), mais restent réservés à une avant-garde. Ceci est dû en partie à la jeunesse de ces technologies, et à leur complexité. Donc Mike Hickey a raison en partie, car ce qui n’est pas suffisamment visible n’existe pas sur le web. Le temps et les efforts que chacun saura mettre dans la diffusion et la démocratisation de ces approches lui donneront cependant tort.

Voilà un site qui traite plus de statistiques que de localisation, pour une fois… http://www.votrecarte.com
ce n’est pas très web 2.0 non plus
L’intérêt d’une approche 2.0 dans ce contexte serait de cartographier dynamiquement des flux de données issus de l’INSEE par exemple sur des données cartographiques issues d’un server WMS externe.