Les nouvelles qui tombent de la conférence WHERE2.0 2008 sont assez réjouissantes : une nouvelle API GoogleMaps dédiée au Flash d’un côté, et l’intégration de nouvelles fonctionnalités dans le GoogleMaps « traditionnel » de l’autre. Merci à RenaLId, présent sur place, de nous en avoir fait profité aussi vite. Mais je ne peux non plus m’empêcher d’y voir une tendance envahissante de la maison de Moutain View. Toutes ces « nouvelles » fonctionnalités existaient déjà ailleurs. Pour du GoogleMaps en Flash, voir par exemple ici et bien sûr là. Et côté intégration des articles de Wikipedia dans GoogleMaps, il y avait déjà aussi quelques essais ici et là. C’est donc un peu comme si GoogleMaps reprenait à son compte les idées à succès nées de la diffusion de son API. C’est bien dans un sens, dans la mesure où ça donnera une audience bien plus large à ces fonctionnalités. Mais c’est dommage aussi pour la créativité des mash-ups initiales, qui perdent désormais tout intérêt. Google ne risque-t-il pas d’assécher les sources qui ont fait la formidable popularité de ses applications cartographiques ?

Pour avoir assister au Google Developer Day l’an dernier, Google reste assez « transparent » à ce sujet en s’adressant aux développeurs « Regarder toutes les APIs qu’on vous propose gratuitement… allez-y éclatez vous, valorisez les, créer des services utiles pour les utilisateurs ».
Pour avoir discuter avec Google au Where 2.0, cette promotion des APIs après des developpeurs ne fait que commencer.
Mais si justement les développeurs alléchés l’an dernier voient l’intérêt de leur site diminuer parce que Google intègre désormais le même genre de fonctionnalités, ils risquent de l’avoir assez mauvaise. Sans parler de ceux, tels des agences immobilières, qui avaient une réelle activité commerciale. Je suis sans doute un peu parano, mais il me semble que l’équilibre tacite qui régnait (à Google l’infrastructure matérielle et logicielle, aux développeurs du monde entier les innovations et les mash-ups en tout genre) est rompu. Et puis voir Google faire dans l’annonce immobilière… pffuit !