Archive pour la catégorie ‘GeoHacks’

MapServer vs Mapnik

Dimanche 9 mars 2008

La récente adoption du format AGG par MapServer (depuis la version 5) l’a doté d’une qualité de rendu qui lui a longtemps fait défaut.

Image MapServer avec rendu AGG

Côté rendu, MapServer a ainsi rejoint une solution plus récente, encore mal documentée, mais prometteuse : Mapnik. Bibliothèque C++ avec une API en python, celle-ci a fait de la qualité graphique une de ses priorités. Elle intègre donc également la bibliothèque AGG (AntiGrainGraphics) permettant de lisser les PNG.

Autant le dire tout de suite, les images produites sont strictement identiques, au pixel près ! Cependant, côté performances, Mapnik est un peu plus intéressant, comme en témoigne ce petit test réalisé sur une machine tout ce qu’il y a de standard pour générer l’image des communes de la pointe du Finistère ci-dessus :

  • MapServer :
    real 0m0.382s
    user 0m0.310s
    sys 0m0.070s
  • Mapnik :
    real 0m0.244s
    user 0m0.200s
    sys 0m0.050s

Mapnik s’acquitte donc de la tâche en 1/3 de temps en moins, pour un résultat, rappelons-le, strictement identique. On retrouve un écart d’autant plus significatif que le jeu de données est important. Sur la France entière, communes BDCarto(c) :

  • Mapserver :
    real 0m25.415s
    user 0m25.330s
    sys 0m0.080s
  • Mapnik :
    real 0m13.673s
    user 0m13.630s
    sys 0m0.040s

C’est preque un facteur 2 qui sépare les deux applications. Alors, MapServer K.O. debout ? Pas si sûr, car le rendu AGG étant souvent utilisé dans un contexte de tuilage et de cache disque (voir par exemple OpenStreetMap) le temps de génération a certes une importance mais pas de manière aussi critique que sur du rendu “live”. L’AGG est un peu trop lent pour être utilisé dans un tel contexte, et il faut souvent se contenter dans ce cas d’une simple rendu PNG standard. Mais les performances sont alors exceptionnelles :

  • MapServer, format PNG 256, communes BDCarto(c) France entière :
    real 0m0.638s
    user 0m0.560s
    sys 0m0.070s

6 dixièmes de seconde pour dessiner les 36500+ communes de France en 600 x 600, c’est remarquable, et peut tenir la dragée haute à bien des SIG desktop (faites vos tests…). Mapnik ne fonctionnant qu’en mode AGG, il ne peut atteindre de tels résultats. De sorte que son rayon d’action se trouve fortement réduit, à la différence d’un MapServer avec lequel on peut jouer avec les différents formats de sortie pour optimiser le rendu ou la rapidité selon les besoins, l’échelle, la couche, le contexte (visualisation / impression) etc.

Petits vélos

Mercredi 20 février 2008

Petite mise à jour de la carte de localisation des stations de Vélôs de Toulouse aujourd’hui, avec quelques améliorations :

  • utilisation de tilecache pour les rasters
  • récupération des données de disponibilité des vélos en temps réel depuis le webservice de l’application de la ville

Et après ? au programme une version dédiée téléphone mobile. Parce que c’est bien de connaître la disponibilité depuis chez soi sur internet, mais c’est mieux de pouvoir la consulter quand on cherche un vélo dans la rue ! Les beta-testeurs sont les bienvenus.

Au chapître des nouveautés webmapping, PortailSIG nous fait découvrir aujourd’hui deux superbes applications :

  • Le PLU du Grand Lyon, sous OpenLayers, fluide et esthétique
  • Le nouveau portail INSEE des statistiques locales, avec une partie cartographique en Flash(Géoclip). Excellent outil de géostatistiques, d’une grande rigueur et d’une grande richesse fonctionnelle et surtout impressionnante liste de données consultables ET téléchargeables. Dommage que le plugin Flash ne puisse afficher une France communale en entier, car ce niveau d’analyse garde toute sa pertinence à petite échelle.

Optimisation de TileCache

Samedi 16 février 2008

TileCache est un logiciel qui permet de créer un cache local d’une ressource WMS locale ou distante (du point de vue d’un serveur), afin d’en optimiser l’accès. Il est d’une simplicité déconcertante et d’une efficacité redoutable. Si l’installation et la mise en route sont faciles, il faut quand-même faire quelques réglages pour obtenir des performances optimales. Je vous propose donc un petit résumé de ces étapes, inspiré d’un tutoriel en anglais et de mon expérience personnelle.

  1. L’installation

Simplissime ! Récupérez une archive des sources sur le site de tilecache (http://www.tilecache.org/), et décompressez-la dans un répertoire publié sur le web (/tilecache dans ce qui suit).

Autorisez l’exécution des cgi pour ce répertoire :

<Directory /usr/local/apache2/htdocs/tilecache>
AddHandler cgi-script .cgi
Options +ExecCGI
</Directory>

 

Editez le fichier tilecache.cfg et spécifiez un répertoire de stockage des dalles, par exemple :

base=/usr/local/apache2/htdocs/tileFolder

(NB : ce répertoire doit exister et être accessible en écriture à l’utilisateur apache).

Vous pouvez déjà tester en chargeant la page http://nom_du_serveur/tilecache/. Vous devriez voir apparaître une interface OpenLayers avec une carte du monde. Vérifiez le contenu de votre répertoire de stockage, vous devriez y voir un sous-répertoire « basic », nom de la couche WMS chargée par défaut, contenant des sous-répertoires numérotés.

Arrivé là, vous êtes déjà en train de mettre en cache les couches WMS que vous exploitez. Le reste n’est donc plus qu’une question d’optimisation.

 

  1. La configuration des ressources WMS.

Vous avez sans doute d’autres données à exploiter que les données proposées par défaut. Pour cela, il faut rajouter ces entrées dans le fichier tilecache.cfg, en commençant par le nom de la ressource (layername) entre crochets. A noter que le nom que vous donnez à la ressource est complètement libre, mais que c’est lui que vous devrez utiliser lors des appels à TileCache, depuis OpenLayers par exemple. Voici un exemple complet de configuration d’une ressource :

[geosignal]
type=WMS
url=http://www.geosignal.org/cgi-bin/wmsmap
bbox=-50000,1200000,1400000,2700000
extent_type=loose
extension=png
layers=RASTER4000K,RASTER1000K,RASTER500K,RASTER250K,\
RASTER100K,RASTER50K,RASTER25K,RASTER5K
resolutions=2116.666666667,1058.333333333,529.166666667,\
264.583333333,132.291666667,66.145833333,26.458333333,\
13.229166668,6.614583334,2.645833334,1.322916667
levels=11
srs=EPSG:27572

La pluplart des paramètres sont facilement compréhensibles. Après la bbox cependant, on trouve un extent_type=loose. Il sert à autoriser la création de dalles en dehors de la bbox. Pratique pour éviter les dalles roses dans OpenLayers, quand l’étendue de la carte est plus grande que celle de votre ressource. L’omettre pour forcer les requêtes à se situer dans la bbox. Quant aux résolutions, c’est une manière d’exprimer les échelles. On peut les calculer assez facilement (hmmm…) : les dalles par défaut font 256×256 px. Si les images issues du serveur WMS sont en 96 dpi, chaque dalle fera donc (256/96) = 2,666666667 pouces, soit 2,666666667 x 2.54 = 6,773333333 cm. Au 100000e, cela représente donc 6773,333333 mètres, ce qui ramène à (6773,333333/256) = 26,458333333 m/pixel. La résolution pour le 100000e est donc de 26,45833333, et on peut alors facilement calculer les autres par simple péréquation.

Une autre option peut s’avérer utile, c’est metaTile=true. Elle permet d’envoyer des requêtes sur de larges extents, qui sont ensuite redécoupées en 256 x 256. C’est pratique à plus d’un titre. D’une part c’est souvent plus rapide de faire une requête que 25 (la metaTile fait 5 x 5 dalles de base par défaut), même si l’image est plus grosse. D’autre part ça diminue le problème du chevauchement des labels entre dalles contigües, puisque cet effet de bord n’apparaît plus désormais qu’en frontières des grandes tuiles, donc 5 fois moins souvent (20 faces externes au lieu de 100). Elle nécessite cependant l’installation (si ce n’est pas déjà le cas) de la librairie Image de Python (http://www.pythonware.com/products/pil/) qui fait le travail de découpe. Malheureusement, elle ne gère pas les PNG entrelacés, et cette option ne pourra donc pas fonctionner si la ressource WMS diffuse ses images dans ce format.

  1. Optimisation 1, utiliser mod_python.

TileCache est un programme en python, configuré par défaut pour être exécuté en mode cgi, c’est-à-dire qu’Apache charge à chaque requête l’exécutable python qui traite le fichier tilecache.cgi. C’est un peu lent. Il vaut mieux charger python dans Apache avec mod_python (à activer dans la liste des modules du httpd.conf, ou à compiler et installer directement) car le fichier est alors directement interprété par l’extension python d’Apache, résidente en mémoire.

Donc ajoutez à votre fichier httpd.conf :

LoadModule python_module modules/mod_python.so

Pas de tilecache.py dans votre répertoire tilecache ? Il suffit en fait de renommer le fichier tilecache.cgi en .py . Il faut par contre aussi adapter votre httpd.conf. La configuration du répertoire tilecache devient :

<Directory /usr/local/apache2/htdocs/tilecache>
AddHandler python-program .py
PythonHandler TileCache.Service
PythonOption TileCacheConfig /usr/local/apache2/htdocs/tilecache/tilecache.cfg
</Directory>

Petite précaution : maintenant que python et tilecache.py sont résidents en mémoire, il vous faudra redémarrer Apache à chaque modification du fichier de configuration de TileCache, qui est devenu une sorte de prolongement d’Apache… Il vaut donc mieux avoir bien configuré toutes ses ressources avant cette étape.

Comparez à présent le fonctionnement de votre TileCache, les performances devraient être sensiblement supérieures.

 

  1. Optimisation 2, pré-remplir le cache.

L’intérêt de cette étape dépend du nombre d’échelles de vos données WMS, ainsi que de leur utilisation. Inutile de pré-générer la France au 5000e si peu d’utilisateurs s’en servent. Mais il est souvent agréable d’avoir les 2-3 premiers niveaux pré-générés. Pour ce faire, utilisez le petit programme tilecache_seed.py ainsi :

python tilecache_seed.py ‘url_du_serveur_WMS’ nom_de_la_ressource niveau_de_depart niveau_de_fin

ce qui donne pour notre ressource définie plus haut :

python tilecache_seed.py ‘http://www.geosignal.org/cgi-bin/wmsmap’ geosignal 0 2

Cela générera toutes les dalles pour les niveaux 0,1 et 2 de la ressource « geosignal », soit les trois premières résolutions décrites dans le fichier tilecache.cfg. Il faut bien veiller à utliser le même nom de ressource que dans le tilecache.cfg.

Une fois la pré-génération réalisée, l’affichage sur ces premiers niveaux devrait être beaucoup plus fluide.

 

  1. Optimisation 3, forcer le cache client.

Vous remarquerez toutefois qu’en revenant sur un niveau de zoom déjà consulté, les images sont le plus souvent rechargées depuis le serveur. Dommage puisqu’elles sont déjà dans le cache client. Mais celui-ci (le navigateur) ne sait pas qu’elles sont encore valides. Il faut donc l’aider à le savoir. Pour ce faire, il faut utiliser le module Apache mod_expires. Il n’est pas chargé par défaut, mais peut l’être facilement en dé-commentant ou ajoutant un LoadModule mod_expires dans le httpd.conf si vous avez un version packagée. Par contre, si vous avez compilé Apache vous-même, il faudra le recompiler avec les options –enable-headers –enable-expires. Oui, j’aurais pu le dire avant… Mais Apache est votre ami, lors d’une réinstallation, le make install n’écrase que les exécutables et préserve le fichier de configuration, les modules et le contenu de cgi-bin. Donc tout va bien.

Une fois l’installation réalisée, il faut régler la durée de mise en cache dans la configuration Apache du répertoire tilecache. Rééditez donc à nouveau le httpd.conf et ajoutez dans la section Directory concernant tilecache :

ExpiresActive on
ExpiresDefault “access plus 6 months”

La durée de mise en cache peut se régler finement. Voir la documentation du module Expires pour cela. Tout dépend de la durée de vie des données sources. Si elles sont soumises à une mise à jour quotidienne, on pourra se contenter d’un ExpiresDefault “access plus 6 hours” . A noter que ceci n’a aucune incidence sur le contenu du cache serveur. Donc si les données sont mises à jour quotidiennement, il faut également purger le cache serveur tous les jours !

A l’issue de cette dernière étape, comment dire, après quelques allers-retours entre niveaux de zooms différents, l’affichage devient quasi-instantané !

  1. Optimisation 4, simuler plusieurs serveurs.

La plupart des navigateurs n’effectuent pas plus de deux requêtes simultanées sur un même serveur, mais peuvent par contre en effectuer beaucoup plus vers plusieurs serveurs. En déclarant auprès de votre hébergeur de nouveaux noms de domaines (data1.myserveur.com, data2.myserveur.com, data3.myserveur.com…) pointant tous vers la même IP, les navigateurs pourront alors charger les dalles beaucoup plus vite, pour peu que l’application web que vous utilisez prenne en charge ce genre de requête. Avec OpenLayers il suffit de déclarer non plus une URL, mais un tableau d’URL :

wms_sigma = new OpenLayers.Layer.WMS( "TIGER",
["http://sigma4.openplans.org/tilecache-1.3/tilecache.py?",
"http://sigma3.openplans.org/tilecache-1.3/tilecache.py?",
"http://sigma2.openplans.org/tilecache-1.3/tilecache.py?",
"http://sigma1.openplans.org/tilecache-1.3/tilecache.py?"],
{layers: 'sigma' }, {numZoomLevels: 17});

Si avec tout ça vous allez encore moins vite que GoogleMaps, il ne vous reste plus qu’à acheter un serveur avec 36 Go de RAM et charger votre cache directement dedans. Car TileCache en est également capable !

Version PDF.

shp2pgsql vs ogr2ogr

Lundi 14 janvier 2008

Quand on veut intégrer un jeu de données à PostGis, on peut soit utiliser le module de conversion de shape intégré à postgis (shp2pgsql), soit passer par l’excellent utilitaire ogr2ogr qui fait partie de GDAL. Si chacun des deux logiciels génère correctement les tables demandées, on peut privilégier l’un ou l’autre en fonction du contexte d’utilisation :

  • Si les données sources ne sont pas en shapefile, mais en .TAB par exemple, préférer ogr2ogr à un passage par un shapefile intermédiaire, car cela permettra de préserver les noms de champs longs, systématiquement tronqués à 10 caractères lors d’un passage en DBF (avec un shapefile donc).
  • Si l’identifiant de la table à créer DOIT être “gid” pour correspondre à des requêtes existantes, prendre shp2pgsql car la modification du nom de la clé primaire par défaut dans ogr (nommée ogc_fid) passe par des variables d’environnement de postgresql, pas très pratiques.
  • pour transcrire directement des données 3D en 2D, utiliser ogr2ogr avec l’option -lco DIM=2
  • pour spécifier la projection de la nouvelle table, les deux logiciels sont équivalents, mais pour PROJETER les données à la volée (les stocker dans un autre système de projection que celui du fichier source) ogr2ogr est la seule solution.
  • chacun propose aussi les options nécessaires pour le mode de “création” : création réelle, remplacement, mise à jour. A noter que l’option spécifique d’ogr pour postgresql (-lco OVERWRITE=yes) ne fonctionne pas sans l’option générale -overwrite
  • Seul shp2pgsql permet de spécifier facilement l’encodage de la donnée source (ASCII par défaut) à l’aide de l’option -W. Ogr utilise la variable d’environnement PG_CLIENT_ENCODING, et c’est donc par là qu’il faut passer pour intégrer des données particulières. Ca marche mais c’est moins pratique.
  • Création d’un index spatial : seul shp2pgsql propose cette option. L’utilisation d’ogr doit donc être suivie d’une requête SQL spécifique pour le créer. A ne pas négliger car la présence d’un tel index optimise toutes les requêtes exploitant le champ géométrique.
  • Conversion des champs : par défaut, ogr2ogr crée des champs à l’identique du DBF. Donc si vous aviez un champ type caractère de taille 10, il en résultera un CHAR(10) dans Postgresql, rempli de blancs quand le contenu du champ n’est pas suffisamment long. Ca peut créer de mauvaises surprises lors de requêtes… Donc ajouter l’option -lco PRECISION=NO si c’est le cas.

Pour compléter ce bref comparatif, voici des requêtes types pour chacun des logiciels :

shp2pgsql -s 27572 -c -D -i -I nom_du_shape nom_de_la_table > nom_fichier.sql

A noter que shp2pgsql est en fait un transcripteur de shape en SQL. Il faut donc ensuite faire lire ce résultat à postgresql : psql -d nom_de_la_base -f nom_fichier.sql
Sous linux, les deux commandes peuvent se piper facilement : shp2pgsql -s 27572 -c -D -i -I nom_du_shape nom_de_la_table | psql -d nom_de_la_base
Dans cet exemple, il est demandé de créer une table en Lambert II étendu (SRID 27572), en mode création (option -c), en mode COPY (-D) nettement plus rapide que des INSERT, mais qui pose parfois problème avec des caractères spéciaux, de mettre les champs de type integer en mode INT4 (option -i, à ne pas utiliser si les données dépassent cette capacité), et enfin de créer un index spatial (-I) ce qui s’avère souvent indispensable. A noter aussi une option intéressante (-S) pour intégrer les géométries en mode simple et non multiple (pour un shapefile contenant des lignes, un table de MULTILINESTRING est sinon créée par défaut). Il faut cependant s’assurer auparavant que tous les objets du shapefile ont bien des géométries simples.

La syntaxe d’ogr2ogr est un peu plus verbeuse, rebutante même de prime abord. L’équivalent de la requête précédente donne en effet :

ogr2ogr -overwrite -a_srs “EPSG:27572″ -f PostgreSQL PG:”host=serveur user=postgres password=postgres dbname=nom_base” fichier_shape.shp -lco LAUNDER=yes -lco DIM=2 -lco GEOMETRY_NAME=the_geom -lco PRECISION=NO -nln nom_table
dans laquelle il est spécifié :
-overwrite pour remplacer la table si elle existe
-a_srs “EPSG:27572″ : pour indiquer que la table est en Lambert II étendu
-f PostgreSQL + chaîne de connexion pour spécifier la base cible
ensuite viennent les options spécifiques à l’exportation vers postgreSQL :
-lco LAUNDER=yes : permet de corriger les noms des champs pour les rendre compatibles avec postgresql sans utilisation de guillemets dans les requêtes
-lco DIM=2 : nombre de dimensions (x,y,z,m, donc 4 maximum pour un shapefile. Mais ogr ne gère que les trois premières). En spécifiant 2 on contraint la table cible à être en 2D.
-lco GEOMETRY_NAME = the_geom : indique le nom à donner à la colonne géométrique
-lco PRECISION=NO pour avoir des VARCHAR plutôt que des CHAR dans la table cible
-nln nom_table: option New Layer Name (nln) pour spécifier le nom à donner à la table cible, si celui-ci est différent du nom du fichier shape.

Les valeurs par défaut des deux logiciels (pour le nom du champ géométrique par exemple : the_geom dans shp2pgsql, wkb_geometry dans ogr2ogr) impose la plus grande vigilance dans leur manipulation conjointe pour alimenter une base de données. Sans oublier de faire suivre tout import ogr par la création d’un index spatial sur la nouvelle table.

Compilation de QGis 0.9

Lundi 10 décembre 2007

J’ai eu dernièrement quelques difficultés à réaliser une compilation de QGis à partir des sources sous Ubuntu. Comme il se peut que ça vous arrive aussi, voici une petite description des problèmes rencontrés et de leur solution :

Retour du cmake : la non détection de certains modules pourtant installés sur le système se règle soit en vérifiant que les versions de dév des packages sont bien installées (pour Grass par exemple), soit en allant faire un tour dans les fichiers du répertoire cmake et en changeant les chemins par défaut. Ce n’est pas le plus compliqué. Bien vérifier que la version de QT utilisée est la 4.

Compilation : la compilation avec l’option “python-bindings”, qui permet d’intégrer la prise en charge du python, et le fonctionnement du plug-in Grass entre autres, m’a posé problème. Une erreur et son message un peu ténébreux bloquaient le processus :

Error: Unable to open “/opt/qgis/python/core/core.sbf”: [Errno 2] No
such file or directory: ‘/opt/qgis/python/core/core.sbf’

Malgré quelques recherches sur le net, je ne trouvais rien si ce n’est une autre personne ayant eu ce problème, resté alors sans réponse. Voyant que l’erreur en question se produisait lors de la compilation avec QT et SIP, j’ai fait quelques recherches de ce côté-là. SIP est le module qui permet de créer une interface Python vers des bibliothèques C++, un peu comme SWIG donc. Le wiki de QGis a un article là-dessus. Il est indiqué que la version doit être au moins la 4.5, ce qui n’était pas le cas sur mon système (mais d’où venait ce paquetage ?).

J’ai donc compilé les versions indiquées en lien par le wiki, pour SIP et pour PyQT. La compilation est alors allée jusqu’à son terme, et QGis fonctionne correctement avec le module Grass et la console Python.