Archive pour juillet 2007

Heureuse initiative

Vendredi 27 juillet 2007

Chris Schmidt et Howard Butler viennent de mettre en ligne un petit site web qui référence les projections EPSG et des projections personnelles, chargées par les utilisateurs du site. Rien de bien excitant ? Et bien si, car ils mettent aussi à disposition des webservices de publication des définitions des projections, aux formats GML, Proj4, EsriWKT, OGC WKT, USGS et JSON. Grâce à une architecture RESTFull, les définitions (ou les ressources, pour utiliser la terminologie REST) sont accessibles par un simple appel d’URL :

http://spatialreference.org/ref/epsg/27572/Proj4 renvoie ainsi un flux texte correspondant au Lambert II structuré selon la norme Proj4.

L’intérêt ? Pouvoir à terme intégrer ces URL en lieu et place des définitions elles-mêmes dans l’utilisation de GDAL ou de MapServer par exemple. Donc un moyen simple d’accéder à des définitions maintenues à jour, sans avoir à mettre les mains dans les fichiers EPSG de la librairie proj, ainsi que de créer ou d’utiliser des projections non définies par l’EPSG.

Autre intérêt du site : bâti autour du framework Django, donc écrit en Python, avec une architecture REST, il montre ce que ces technologies peuvent apporter en termes de simplicité et de flexibilité dans la mise en oeuvre de webservices cartographiques.

Compilation et installation de MapServer, PostGIS et PHP sous Linux

Jeudi 26 juillet 2007

La mise en place d’un serveur cartographique complet est parfois complexe et douloureuse. Au fil des ans, j’ai enrichi un document de travail décrivant toutes les étapes relatives à la compilation depuis les sources ainsi qu’à l’installation et à la configuration d’un serveur carto sous Linux, avec PostGIS et PHP. Cette documentation comprend la description d’une configuration en php-cgi ou php-module, ainsi que la description de la prise en charge d’Oracle ou du format ECW

Lisez ce document, critiquez-le, corrigez-le, améliorez-le, de sorte qu’on puisse mettre à disposition de tous une documentation fiable et complète.

Téléchargement au format OpenOffice, Microsoft Word, PDF.

Evénement interplanétaire…

Jeudi 26 juillet 2007

Mais non je n’exagère pas. Le FOSS4G2007 va se tenir en septembre à Victoria, Canada, et loin d’être un rassemblement de geeks (enfin, il va forcément en traîner quelques-uns dans le coin) c’est beaucoup plus une conférence des utilisateurs avertis de logiciels libres en géomatique, du moins si j’en crois le programme des conférences : présentation de logiciels libres (’a survey of OpenSource GIS’, ‘OpenLayers - Agile Geography in Browser’, ‘Geoserver, past, present and future’, ‘Quantum GIS, five years and counting’ etc), d’architectures techniques (’mapping with ajax and SVG’, ‘GoogleEarth powered by MapGuide’) ou des tendances actuelles de la discipline (’Free software business’, ‘Trends of the GeoWeb’), il y en a pour presque tous les goûts. Pointu, pertinent, actuel, ce programme donne un réel coup de vieux à ce qui se passe de ce côté-ci de l’Atlantique. Et c’est peut-être là qu’est le problème. Qu’on regarde la carte de répartition des auteurs de conférences au FOSS4G2007 et la sous-représentation européenne saute aux yeux. Certes Victoria, ce n’est pas la porte à côté. Mais les principaux acteurs de l’OpenSource Geospatial (ceux qui font PostGIS, MapServer, GRASS, GDAL, Udig et j’en passe) seront là. Ainsi que les principaux acteurs du monde SIG en général (la liste des sponsors comprend ainsi Autodesk, Google, Esri, Leica, Safe…). Il y a des occasions à ne pas rater. Celle-ci en est une, qu’il ne faudrait pas négliger parce que trop loin, trop anglo-saxonne, trop technique.

Itinéraire à la carte

Vendredi 13 juillet 2007

Lorsque vous construisez un itinéraire il est parfois utile de pouvoir préciser quelques points de passage particuliers, qui ne correspondent pas à la route la plus courte ou la plus rapide entre le lieu de départ et de destination. Quand l’option est proposée par les applications en ligne (sur Mappy par exemple) elle oblige à en prévoir l’ordre et la localisation exacte, comme pour le départ et l’arrivée, ce qui n’est pas forcément très pratique (comment savoir qu’il sera plus efficace de passer d’abord chez grand-mère chercher des confitures avant de passer chez tonton prendre de la vieille prune ?)

Une fois de plus GoogleMaps réinvente les règles de l’ergonomie des applications cartographiques sur le web. Désormais leurs itinéraires sont déplaçables à la souris ! Il suffit de cliquer sur un point de l’itinéraire pour aller le dropper un peu plus loin, et l’itinéraire se recompose en temps réel. Bluffant, vraiment bluffant. Surtout quand on envisage la technicité de l’opération. D’une part leur moteur de calcul d’itinéraire est capable de renvoyer un résultat en moins d’une seconde, et ce sans bénéficier du temps de chargement de la page complète qui masque souvent les performances réelles du calcul ; et d’autre part le tracé (qui s’appuie si je ne m’abuse sur le composants vectoriels internes aux navigateurs, comme le vml pour internet explorer par exemple) est également mis à jour en un temps record. Même si les autres options de calculs d’itinéraire (le plus rapide, court, autoroute…) sont absentes, et que certains résultats sont parfois hasardeux (essayez d’allez à bayonne…), le coeur de cette application reste au dessus du lot. (via Tech4d)

Itinéraire interactif

Optimisation spatiale

Mercredi 11 juillet 2007

Les célibataires aux Etats-Unis

En ces temps de préparation de départs en vacances pour certains, je ne résiste pas à l’envie de reproduire ici cette carte récemment mise en ligne sur l’excellent et surprenant blog StrangeMaps, que c’est donc aussi l’occasion de faire découvrir à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore.

Pour ceux et celles qui hésitent encore quant à leur destination prochaine, espérons que cette intéressante analyse géomarketing (comme quoi le géomarketing peut parfois servir à quelque chose) les aidera à faire leur choix. Toujours est-il que les faits sont là. New-York, capitale intellectuelle des USA (serait-ce lié ?) a 195000 célibataires femmes de plus que de célibataires hommes, ce dont “Sex and the City” nous avait donné un avant-goût. Et les nids de geeks que sont la Californie et la région de Seattle montrent une fois de plus que si l’informatique est l’avenir, ce n’est pas la meilleure activité pour rencontrer l’âme soeur.