Archive pour décembre 2007

Du KML pour Noël

Jeudi 6 décembre 2007

Pour ceux qui ne sauraient pas quoi faire pendant les fêtes et que la lecture de 268 pages de spécifications techniques ne rebute pas, l’OGC diffuse depuis hier un RFC (Request For Comments) sur les spécifications du format KML 2.2. Il y a aussi de belles illustrations dedans, genre “la carto pour les nuls” :

Illustration KML 2.2

Querelle 2.0

Jeudi 6 décembre 2007

Petit débat dans le geoweb depuis la parution d’un article citant les propos de Mike Hickey, président de Pitney Bowes Software, le désormais éditeur de MapInfo. Selon lui, la “neogeographie”, néologisme que je ne renierai pas, n’est pas du SIG, car elle ne traite que du “Where”, sans créer de données ou d’analyse spatiale. Les réactions ont été nombreuses, ici et (un peu court celui-là). Sans rentrer dans le fond du débat, auquel Peter Batty et Paul Ramsey ont apporté de sérieux arguments (citons la conclusion de Paul : “L’important, ce n’est pas la taille de ton engin, c’est ce que tu arrives à faire avec…”), il y a cependant je pense une justification aux propos de Mike Hickey, en dehors de toute considération industrielle. Les mash-ups et autres applis du geoweb ont pu faire preuve d’ingéniosité dans l’ergonomie et la visualisation des données mais restent très en dessous de ce que permettent les technologies en ce qui concerne le traitement de la donnée et son analyse. Les exemples existent (voir aussi l’implémentation de pyWPS par Omniverdi), mais restent réservés à une avant-garde. Ceci est dû en partie à la jeunesse de ces technologies, et à leur complexité. Donc Mike Hickey a raison en partie, car ce qui n’est pas suffisamment visible n’existe pas sur le web. Le temps et les efforts que chacun saura mettre dans la diffusion et la démocratisation de ces approches lui donneront cependant tort.

Le géoportail prend du relief.

Jeudi 6 décembre 2007

Depuis hier, le géoportail s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités liées à l’affichage 3D. D’une part les fonds de cartes peuvent se draper sur le relief, ce qui permet de réaliser de superbes itinéraires de randonnée, d’autre part le bâti est désormais visualisable en 3D, sur toute la France. Ce ne sont encore que des volumes colorés, les façades et les toits (dans les villes uniquement) étant prévus pour 2008.

Après avoir subi bien des critiques, surtout liées à un lancement un peu hâtif, mais il fallait bien rattraper la concurrence, le Geoportail arrive à maturité et peut désormais être considéré comme le meilleur explorateur du territoire français. Meilleur que GoogleEarth ? Pour moi oui. Google Earth est doté d’images exceptionnelles sur certaines parties du territoire, mais d’autres qui sont exécrables. Le Géoportail a une homogénéité et une qualité de la donnée qui seules peuvent en faire un outil de référence. La possibilité de combiner cartes au 25000e, relief et bâtiments est unique, et il faut le saluer.

Reste que le GeoPortail doit encore s’ouvrir. S’ouvrir à Mac et Linux pour la visualisation 3D d’une part (pour 2008 aussi apparemment), s’ouvrir aux autres sources de données issues des services de l’Etat (on pense bien sûr à Cartorisque) mais surtout s’ouvrir côté API pour permettre la création de mash-ups, la personnalisation, l’enrichissement du contenu, tout ce qui a fait le succès de Google.