Archive pour octobre 2009

Zoo fait le buzz au FOSS4G

Mercredi 21 octobre 2009

Arrivés vêtus de T-Shirt aux couleurs du ZOO, Gérald Fenoy de GeoLabs et Nicolas Bozon de 3Liz font le buzz depuis hier dans les couloirs du FOSS4G à Sydney. Il faut dire qu’ils ont fière allure et un réel talent, car expliquer le concept de chargement dynamique dans le kernel d’un produit qui n’a même pas (encore) de client graphique demande une vraie audace.

Le logo du ZOO Project

Le logo du ZOO Project

Mais vous aussi vous demandez peut-être ce qu’est le ZOO Project ? Originellement conçu par GeoLabs, cette petite merveille est un serveur de services WPS (les Web Processing Services, qui vous ingèrent de la donnée et la recrachent transformée selon votre souhait), qui peut charger dynamiquement des modules externes donc (GDAL par exemple) et être manipulé directement en C++ mais aussi en Perl ou en Python. Le WebSIG de demain donc, ou pour faire plus simple, la version web de FME ! Oui, il faut faire un client, et une bonne démo, car dit comme ça, ça reste un peu obscur.

L’équipe s’est étoffée en regroupant des compétences diverses, de Venkatesh Raghavan de l’Université d’Osaka en passant par moi-même. Je ne connais pas encore tout le monde, mais je viens de tenir un premier Zoo Meeting avec Gérald Fenoy, avant un ZooDay début novembre en terre languedocienne.  Ca va faire mal. Mais après, il y aura la demo et le client !

Vigilance

Samedi 10 octobre 2009

Aux dernières nouvelles, les régions du Limousin, de l’Auvergne et de la Corse sont toujours mystérieusement protégées du virus de la grippe A H1N1. Mais le foyer picard semble s’embraser… Ne baissons pas la garde.

CAC H1N1

Jeudi 8 octobre 2009

C’est beau comme la courbe du CAC 40 au petit matin, et ça prétend indiquer la propagation de la grippe en France. C’est Google qui l’a fait à l’aide de son outil d’analyse Trends, qui permet de suivre la quantité de requêtes effectuées sur un terme donné. Avec « Grippe » ça donne ça. Mais est-ce une mesure du bruit médiatique ou de la dissémination réelle du virus (sans que la souche, H1N1 ou « saisonnière », ne soit différenciée soit dit en passant) ? Et puis un graphique et une carte sans unités, est-ce encore de la statistique ? On ne sait qui, entre l’intoxication virale et le marketing de crise, progresse le plus vite. Mais ça permet d’en avoir une idée.

Lu sur le site du Parisien qui s’extasie de la capacité à suivre en temps réel, mais oui, la progression de l’épidémie.

Mise à jour : si on en croit le site du Point, la pandémie ne touche que les pays de l’hémisphère nord…

Mise à jour de PROJ… mais pas que !

Jeudi 1 octobre 2009

Proj 4.7 vient de voir le jour. Rien de bien original me direz-vous. N’empêche qu’il y a une modification susceptible de faire tourner en bourrique pas mal de développeurs d’ici peu. En introduisant la base EPSG 7.1, Proj intègre désormais la définition d’une projection correspondant à l’abominable mais tellement pratique Spherical Mercator (celle utilisée par GoogleMaps entre autres). On pourra donc éviter de l’ajouter à la main dans le fichier epsg.

Certes, mais il y a un hic. Le code de ladite projection est le 3857 (voir les détails sur http://www.epsg-registry.org/ et notamment cette remarque : « It is not a recognised geodetic system »…Tout est dit !). Or toutes les applications web ont pris l’habitude de traiter cette projection sous le pseudo-code 900913 qui est ainsi répandu dans tout ce qui fait le geoweb d’aujourd’hui. On rentre donc dans une phase de turbulences qui va voir les deux codes coexister, ou pas, dans les différents composants. Avec les blocages associés. Si Openlayers se met à appeler les WMS en 3857 lorsque la carte est en Spherical Mercator, que vont dire les serveurs configurés pour servir du 900913 ? Aïe.

D’où l’importance d’une rapide prise en compte de cet aspects de la part des différents responsables de projets Open Source Géographiques. Au final, tout sera quand-même bien plus clair, même si incorporer l’EPSG donne à cette projection des lettres de noblesse qu’elle ne mérite pas de par ses qualités intrinsèques.