Archive pour le mot-clef ‘GeoPortail’

Un gars et une fille

Lundi 24 novembre 2008

font un nouveau blog dédié à la geo-carto-neo-web. Le gars, je le connaissais déjà, c’est Renaud, enfin Renalid et sa rubrique hebdomadaire consacrée au Geoweb qui facilite la vie. Mais Geoweb c’est fini donc. La fille, c’est Audrey, dont je ne connaissais pas le blog GeoAttitude. Mais trop tard, c’est fini aussi.

A eux deux ils vont conjuguer leurs efforts pour nous proposer GeoInWeb, globalement autour des mêmes thématiques.

On y apprend par exemple que l’IGN et Geoconcept vont mettre en oeuvre des WebServices OGC permettant aux utilisateurs de GeoConcept d’avoir accès aux orthophotos du Géoportail jusqu’au 16000e. On en parle aussi ici. Mais si lesdits services sont conformes aux spécifications de l’OGC, pourquoi seul Géoconcept devrait y avoir accès ? Pourquoi les utilisateurs détenteurs de licence Géoconcept auraient un accès gratuit à une donnée produite sur fonds publics et pas les autres ? C’est Géoconcept qui finance les campagnes de prise de vue désormais ? Non, ça ne doit pas être ça, il doit y avoir quelquechose que je n’ai pas compris… Renaud et Audrey, si vous avez des tuyaux, je suis preneur !

Bon vent à GeoInWeb !

Gdal et Proj compatibles Lambert 93

Lundi 13 octobre 2008

Les récents efforts de l’IGN dans la mise à niveau des bibliothèques OpenSource Proj et GDAL permettent d’utiliser ces outils pour passer de NTF à Lambert 93. L’IGN a notamment intégré une grille de transformation NTF -> RGF93 utilisable avec Proj, un script de reprojection de dalles raster pour GDAL et surtout un référentiel complet des systèmes de coordonnées qu’on peut croiser dans nos régions.

Ce référentiel utilise un nouveau namespace, c’est-à-dire qu’il se situe au même niveau que celui de l’EPSG. Cela pose quelques problèmes, puisque MapServer par exemple ne prévoit que de rechercher le namespace epsg. Une projection définie par « +init=IGNF:LAMBE » ne sera donc pas interprétée comme du Lambert Etendu, mais fera planter MapServer. Pour pallier ce manque, et en attendant qu’une prochaine version de MapServer intègre cette modification, une version custom IGN de MapServer 5.0.0. est disponible. On peut lui parler en IGNF sans la vexer. Comme me le rappelait Gilles Martinoty, chef de projet Lambert 93 à l’IGN, ce nouveau registre garantit traçabilité et fiabilité des paramètres puisqu’il est fourni par le Service de Géodésie de l’IGN, responsable des systèmes géodésiques français.

En outre, ce registre comporte aussi la description des projections utilisées par le Géoportail, ce qui peut permettre d’intégrer ses propres couches ainsi reprojetées à une application utilisant l’API Géoportail (en 800 x 600, et à raison de 10000 tuiles par jour et par clé selon les nouvelles conditions d’utilisation). On y apprend que la projection utilisée est une projection équirectangulaire, dont seul le parallèle de référence change pour les diverses zones représentées (Métropole, DOM, TOM et autres…)

A noter que le registre IGNF existe aussi pour PostGIS (469 injectées dans la table spatial_ref_sys) et pour QGis. On dit merci qui ?


				

L’IGN soutient l’OSGéo

Mardi 8 juillet 2008

On l’apprend sur la liste de diffusion de l’OSGeo, via un communiqué de son président Tyler Mitchell, l’IGN devient un sponsor associé de l’OSGeo. Même si c’est le niveau le plus bas, à 3000 $, il convient de saluer cette initiative qui apparaît comme une réelle reconnaissance envers la communauté OpenSource dans laquelle l’IGN a su puiser et participer : proj, gdal/ogr dans un premier temps, OpenLayers pour l’API du Géoportail plus récemment.

C’est précisément l’API du Géoportail qui a incité l’IGN a franchir ce pas. Pour la future version, prévue sous peu, il a été décidé qu’elle deviendrait un type de couche d’OpenLayers, à la manière de ce qui existe pour GoogleMaps. Cette décision renforce le niveau d’intégration de l’API dans OpenLayers, et ce faisant le niveau d’implication de l’IGN dans le projet global (résolution de bugs, patches, nouvelles fonctionnalités…). Mais il était difficile à l’IGN de se soumettre aux Conditions de licence de Metacarta, qui, même si elles sont protectrices pour le projet lui-même, en reviennent à soumettre une institution publique française au droit de regard d’une entité privée américaine, damned ! Le passage par l’OSGeo, fondation à but non lucratif, permettrait de contourner cet obstacle, même si Metacarta reste le détenteur final du copyright.

Toujours est-il que les buts des développeurs de l’IGN est clairement de contribuer régulièrement à la solution OpenLayers, afin d’en faire le standard européen pour les Géoportails. A la différence de l’Ordnance Survey britannique, et à ce que la bêta avait pu faire croire, l’IGN se place donc résolument dans le camp de la généricité et de la mise en commun de ses efforts, ce qui mérite un grand respect et de chaleureux remerciements. Que l’été va sembler long, à attendre la nouvelle version de l’API Geoportail…

Quand le géoportail prend du relief sous Linux

Mardi 3 juin 2008

De la 3D dans un navigateur web sous Linux ? Non, ce n’est ni Google (dont l’Api GoogleEarth n’est pas encore compatible), ni VirtualEarth (allez savoir pourquoi…), mais notre champion national l’IGN qui innove en proposant désormais la visualisation 3D sous Windows, MacOS ET Linux donc. L’installation du plugin TerraExplorer se fait facilement, même s’il n’est pas encore compatible avec Firefox 3, pourtant désormais distribué en standard dans Ubuntu, distribution phare du monde Linux, mais cependant encore à l’état de bêta release.

Cette évolution a été possible grâce au développement d’un nouveau plug-in au sein de TerraExplorer, capable de télécharger les tuiles raster en WGS84 et de les reprojeter à la volée en Lambert 93 (mais aussi tout autre système de projection géré par Proj). Réalisé par GeoLabs (qui préfère faire des plug-ins que finir son site web…) et notamment Gérald Fenoy, célèbre spécialiste de Gentoo, associé au non moins célèbre Frank Warmerdam, architecte en chef de GDAL-OGR, cette réalisation est une belle illustration de l’apport des logiciels OpenSource à l’information géographique grand public.

Philatélie

Samedi 3 mai 2008

L’API du GéoPortail est disponible depuis la semaine dernière dans sa version Bêta. Généralement, une version Bêta sert à tester un produit pour déterminer sa capacité à répondre aux besoins des développeurs et des utilisateurs. Sauf que les conditions générales d’utilisation introduisent les restrictions suivantes :

  • la taille de la fenêtre cartographique ne doit pas dépasser 400 x 400 pixels (autant dire du webmapping du siècle dernier). C’est tellement petit que même dans les pages d’exemple ils n’ont pas osé respecter cette clause, la carte y est en 900 x 500. Même la mini-carte est en 500 x 400 !
  • le nombre de pages vues ne doit pas dépasser 100 / jour ou le nombre de tuiles chargées ne doit pas dépasser 10000/j. Rien qu’avec les fautes de frappe et les petites optimisations liées à la conception d’une page carto, il va me falloir 1 semaine pour faire quelquechose de potable.

Ensuite, l’API est en fait une surcharge d’OpenLayers. Comme ses collègues britanniques de l’Ordnance Survey, l’IGN a donc choisi cette API OpenSource (licence BSD) à la communauté dynamique pour créer un produit complètement propriétaire. La documentation pointe d’ailleurs directement vers les pages d’OpenLayers pour les composants « standard ». Sauf que sans mention de la version d’OL utilisée, on risque rapidement de se retrouver avec une documentation déconnectée de la version utilisée (une « fork » comme on dit dans le Lot).

Plus rigolo encore sont les « Obligations des Bêta-Testeurs ». On a déjà vu qu’ils avaient juste le droit de montrer une fenêtre de 400 x 400 à quelques membres de leur famille, mais pour pouvoir bénéficier de ce privilège, il faut quand-même respecter quelques règles de bonne conduite (c’est moi qui souligne le plus beau passage) : « A aucun moment vous ne devez effectuer (ou sciemment laisser faire) une utilisation illégale, trompeuse ou mensongère de l’API bêta ou de données du Géoportail, y compris, mais sans exhaustivité, le dénigrement de l’IGN ou du Géoportail ou d’autres pratiques qui peuvent être préjudiciables à l’IGN ou au Géoportail. » Donc pas de banderole genre « Riquiqui, limité, fermé – Bienvenue à l’API Géoportail ! » au prochain géo-événement ok ?