Articles taggés avec ‘GoogleMaps’

Geocodage : Google change les règles…

Lundi 8 octobre 2007

Comme le remarque justement Peter Batty Google vient de changer les règles d’utilisation de son service de géocodage. On passe d’un mode de fonctionnement basé sur un nombre de requêtes journalières par clé à un nombre de requêtes journalières par IP, le nombre limite tombant de 50000 à 15000. Ca change tout, et chacun y trouvera avantage ou inconvénient selon son utilisation du service :

- vous proposez un service de géocodage en ligne ? Chacun de vos clients (au sens informatique, et, peut-être, commercial ;-)) pourra effectuer 15000 opérations par jour. MAIS le traitement devra être effectué par son navigateur, et non plus par votre serveur, car sinon vous n’auriez plus que 15000 opérations à partager entre tous vos clients. Donc les scripts doivent être éventuellement adaptés, de manière à tourner sur le navigateur, en utilisant l’API javascript du Geocoder. Ce qui ne va pas faciliter l’ergonomie, car concrètement cela se traduit par : upload d’un fichier d’adresses sur le serveur, renvoi du contenu du fichier au client (en XML par exemple, ou en JSON), traitement par javascript des adresses, renvoi des résultats au serveur, mise en forme et enfin renvoi au client du fichier d’adresses initial augmenté des coordonnées. Ces multiples allers-retours ne vont pas faciliter la manoeuvre. L’utilisateur quant à lui va devoir laisser ouvert son navigateur pendant tout le traitement, quand l’exécution côté serveur pouvait simplement lui renvoyer par mail un lien de téléchargement quand toutes le adresses avaient été traitées (ce qui donnait une raison très légitime à la demande d’identification de l’utilisateur).

- vous géocodez vous-même beaucoup d’adresses ? Sous réserve de recomposer vos scripts s’ils s’effectuaient sur un serveur (ce qui semble logique pour des traitements de masse), vous allez pouvoir mettre tout le monde au travail, chacun des postes de vos collègues pouvant traiter 15000 adresses par jour. En plus, ils auront même l’impression de travailler en regardant Firefox tourner tout seul ! SAUF QUE… vous avez un proxy ! Pas de chance, vous avez tous la même IP publique, donc c’est en fait 15000 pour toute la boîte. Ce n’est pas demain que vous terminerez de géocoder les Pages Jaunes (quoiqu’avec quelques stagiaires travaillant à domicile…)

Donc l’un dans l’autre, Google nous donne plus de souci que de liberté avec ses nouvelles règles (qui peuvent changer à tout moment, sans préavis, parce que Google c’est gratuit, mais ce n’est ni OpenSource ni Free Software). D’autant que la clé est toujours nécessaire et que le nouveau mode de fonctionnement donne à Google moyen de savoir plus précisément ce que vous faites avec son géocodeur puisque les cas d’utilisation ci-dessus sont facilement identifiables : beaucoup d’IP avec votre clé pour le premier, très peu mais flirtant quotidiennement avec la limite autorisée pour le second. Donc Google sait ce que vous faites, qui sont vos clients et quel est votre volume d’activité. Ne l’oubliez pas !

GeoWeb : Google Maps pour seule référence ?

Mardi 2 octobre 2007

Je suis un peu inquiet de voir à quel point GoogleMaps semble être l’alpha et l’omega de bien des développeurs du monde OpenSource, comme si tous les efforts actuels devaient se concentrer sur la mise en oeuvre d’une solution concurrente. Entre OpenLayers, dont les fonctionnalités se veulent le décalque de celles de GoogleMaps, et les interrogations surgissant ici ou là, c’est comme si toute application de webmapping devait se résumer à singer GoogleMaps. On a l’impression que, surfant sur la vague du Web 2.0, les applications cartographiques sur le web on été investies par des gens pour lesquels elles se résument à afficher des points, traits ou polygones à un endroit convenable.

Mais rappelons-le, GoogleMaps, quelques soient ses indéniables qualités (plus architecturales que fonctionnelles au demeurant), n’en est pas moins une application qui affiche 1 ou 2 couches de données images précalculées et permet quelques facéties dans un calque de dessin vectoriel. L’ergonomie est certes remarquable, mais fonctionnellement on est loin de ce que peut réclamer une réelle application SIG en ligne.

Loin de devoir garder la tête dans le guidon à la poursuite de GoogleMaps, je pense donc que la communauté OpenSource, forte de son expérience dans le domaine du SIG en général, à plutôt intérêt à développer des WebServices cartographiques performants, permettant peu à peu de transférer vers le navigateur ce qui ne se fait encore que dans des applications SIG desktop. A trop vouloir faire du web 2.0 en WebMapping, on dégrade les fonctionnalités purement cartographiques pour ne conserver que l’affichage. C’est bien pour partager de l’information géolocalisée (ou des ressources géolocalisées : photos, parcours…), mais c’est insuffisant pour traiter ces informations au sens cartographique du terme et donc exploiter la réelle plus-value spatiale et attributaire qu’elles recèlent.

Google Maps n’est plus bêta

Jeudi 13 septembre 2007

On l’avait presque oublié, mais jusqu’à présent GoogleMaps était une version bêta. Clubic l’annonce comme si Eric Schmidt l’avait appelé directement, mais la page googleMaps le prouve, la mention bêta a disparue. On peut donc sans doute parler de version 1.0 ? Toujours est-il que ces derniers mois de nouvelles fonctionnalités se sont ajoutées au package initial :

  • Itinéraires modifiables par glisser-déplacer
  • Personnalisation avec MyMaps
  • Vues des rues avec le mode StreetView sur certaines villes américaines (pour l’instant)
  • Intégration directe d’une carte dans un page web, sans recours à l’API
  • Intégration dans iGoogle

A chaque innovation GoogleMaps redéfinit les conventions de la cartographie sur internet. Avec le recul, le travail accomplit en moins de trois ans est immense. Souvenez-vous, sur les premières versions, il n’y avait que les images satellites, la plupart étant du Landsat…
Ci-dessous, une GoogleMap du point le plus chaud de la Terre dimanche prochain…

Agrandir le plan

Itinéraire à la carte

Vendredi 13 juillet 2007

Lorsque vous construisez un itinéraire il est parfois utile de pouvoir préciser quelques points de passage particuliers, qui ne correspondent pas à la route la plus courte ou la plus rapide entre le lieu de départ et de destination. Quand l’option est proposée par les applications en ligne (sur Mappy par exemple) elle oblige à en prévoir l’ordre et la localisation exacte, comme pour le départ et l’arrivée, ce qui n’est pas forcément très pratique (comment savoir qu’il sera plus efficace de passer d’abord chez grand-mère chercher des confitures avant de passer chez tonton prendre de la vieille prune ?)

Une fois de plus GoogleMaps réinvente les règles de l’ergonomie des applications cartographiques sur le web. Désormais leurs itinéraires sont déplaçables à la souris ! Il suffit de cliquer sur un point de l’itinéraire pour aller le dropper un peu plus loin, et l’itinéraire se recompose en temps réel. Bluffant, vraiment bluffant. Surtout quand on envisage la technicité de l’opération. D’une part leur moteur de calcul d’itinéraire est capable de renvoyer un résultat en moins d’une seconde, et ce sans bénéficier du temps de chargement de la page complète qui masque souvent les performances réelles du calcul ; et d’autre part le tracé (qui s’appuie si je ne m’abuse sur le composants vectoriels internes aux navigateurs, comme le vml pour internet explorer par exemple) est également mis à jour en un temps record. Même si les autres options de calculs d’itinéraire (le plus rapide, court, autoroute…) sont absentes, et que certains résultats sont parfois hasardeux (essayez d’allez à bayonne…), le coeur de cette application reste au dessus du lot. (via Tech4d)

Itinéraire interactif