Archive pour le mot-clef ‘OpenSource’

On est les champions !

Vendredi 24 avril 2009

Question : dans quelle discipline la France occupe-t-elle la première place devant l’Espagne, l’Allemagne et l’Australie ? Non, ce n’est le foot (l’Australie pff…), ni la chasse aux paradis fiscaux, mais l’activité OpenSource ! Des gens très sérieux (RedHat et le Georgia Institute for Technology) ont fait un index, l’OSI, pour OpenSource Index, et donc un classement non moins sérieux, avec une belle carte,  dans lequel la France obtient le premier rang pour son activité OpenSource. Elle le doit surtout à la note dans la catégorie « Gouverment », ce qui va faire chaud au coeur de nos députés (qui utilisent Ubuntu), de la Gendarmerie Nationale qui a entrepris une migration de grande ampleur vers le libre, mais aussi de l’ADDULACT ou du BRGM. Qui sait, le dernier GeoSource a peut-être permis de faire la différence avec l’Espagne (2e du classement) qui la ramène un peu avec GvSIG

Pour mieux comprendre le classement, il y a toute la démarche qui est expliquée, du moins pour ceux qui ont le courage de lire les 23 pages serrées… Plus court, une FAQ répond aux questions d’usage, genre « Pourquoi mon pays n’apparaît pas dans la liste ? » Et bien ce n’est pas parce que ton pays est tout nul en OpenSource, c’est tout simplement parce qu’il est tellement arriéré qu’on a même pas pu trouver une donnée pertinente. Content ? Pour les obsessionnels, le dernier paragraphe explique comment la carte a été créée : à partir d’un shapefile fourni par thematicmapping.org, les géométries ont été allégées des trucs inutiles (Corse, Sardaigne, Irlande du Nord…), puis simplifiées. Le tout a été transformé en GeoJSON (760 ko quand-même) par OGR, et est reprojeté à la volée par OpenLayers, ce qui explique sans doute pourquoi c’est si lent.

Vive la France, vive la République, vive le Logiciel Libre !

GeoDjango, LE framework cartographique.

Samedi 10 janvier 2009

J’en ai parlé dans le post précédent, mais pas de manière suffisamment détaillée pour satisfaire les curieux qui m’ont rappelé à l’ordre et soumis des questions diverses. Donc je vais essayer de me rattraper…

Qu’est-ce que GeoDjango ?

C’est une extension de Django (ça existe même en français) destinée à gérer les données géographique. OK, mais on n’avance pas là. Qu’est-ce que Django ? Un framework web en Python sous licence OpenSource BSD qui permet de structurer un site web au travers d’une structure Modele – Vue – Template très rapidement. Les modèles sont les tables de votre BD, mais en mode objet; les vues sont les actions et les manipulations diverses que vous voulez effectuer, et les templates sont des modèles de mise en page HTML destinés à présenter les résultats des vues. De plus, Django génère automatiquement un module d’administration des Modèles (des tables donc), qui permet facilement de CRUDer (lire, retrouver, mettre à jour, supprimer) le contenu de votre SI. Un peu comme PhpMyAdmin, mais en mieux !

A ceci, GeoDjango ajoute donc la dimension spatiale, tout comme PostGIS ajoute la dimension spatiale à PostgreSQL. Cela peut fonctionner avec PostgreSQL, MySQL ou Oracle, mais pour ces deux derniers toutes les fonctions ne sont pas encore intégrées (voir la table de compatibilité). Vous obtenez alors des tables spatiales référencées en tant que modèles, et manipuler les objets géométriques (intersection, union, extent, aire…). Ceci grâce au portage dans le code de GeoDjango des librairies bien connues GDAL et GEOS.

Depuis août 2008, GeoDjango fait partie intégrante de Django, tout en gardant sa propre doc et son wiki.

KiCéKiLaFé ?

Justin Bronn, qui va bientôt passer ses examens pour devenir District Attorney (procureur…). A l’occasion de la mise en place de son application Houston Crime Maps, il a choisi Django et y a progressivement intégré la dimension spatiale dont il avait besoin.

Et on peut voir ça où ?

Une petite application de démonstration est accessible ici. Elle a été construite par Dane Springmeyer, Josh Livni et  Christopher Schmidt. Vous pouvez utiliser le login/passwd geo/geo pour vous connecter au module d’administration. Surprise, les données géographiques sont éditables grâce à l’intégration d’OpenLayers dans la page et de votre objet en mode vectoriel !

Sinon la présentation faite par Justin Bronn au Forum Texas GIS en octobre 2008 donne aussi quelques liens.

Ok, c’est beau, mais il y a de la doc ?

Oui, aussi. D’abord un tutoriel : http://geodjango.org/docs/tutorial.html#geographic-data

Un kit d’installation : http://geodjango.org/docs/install.html

Les spécificités des modèles GeoDjango (qui surclassent les modèles standard Django)

La DB-API, qui intègre les opérateurs spatiaux.

et plein d’autres trucs (sur GDAL, GEOS…)

et enfin, un groupe de discussion !

et sinon, tu en penses quoi ?

Je ne suis pas forcément très objectif, mais je suis un inconditionnel de Django en général et de GeoDjango en particulier. Ce que j’apprécie le plus est de pouvoir stocker les données géographiques sous PostGIS et de les manipuler ensuite pour les envoyer vers le client en GeoJSON par exemple après les avoir reprojetées ou simplifiées. Le GeoAdmin, et la capacité d’édition de la donnée qu’il apporte, même si elle est imparfaite, est aussi très agréable.

La prise en main n’est pas très difficile. Les tutoriels de Django et GeoDjango sont très accessibles, et la vitesse à laquelle on arrive à des résultats concrets donne vite envie d’aller plus loin.

Poseidon Linux

Dimanche 6 juillet 2008

Poseidon Linux est une distribution basée sur Ubuntu spécialement packagée pour les sciences et le SIG. Faite par des Brésiliens océanographes, on y retrouve entre autres Grass, QGis, MapServer et p.mapper.

Je suis donc heureux de valoriser ce travail en proposant un mirroir à la distribution.

Site officiel en anglais (le lien ci-dessus étant réservé aux lusophones…)

Philatélie

Samedi 3 mai 2008

L’API du GéoPortail est disponible depuis la semaine dernière dans sa version Bêta. Généralement, une version Bêta sert à tester un produit pour déterminer sa capacité à répondre aux besoins des développeurs et des utilisateurs. Sauf que les conditions générales d’utilisation introduisent les restrictions suivantes :

  • la taille de la fenêtre cartographique ne doit pas dépasser 400 x 400 pixels (autant dire du webmapping du siècle dernier). C’est tellement petit que même dans les pages d’exemple ils n’ont pas osé respecter cette clause, la carte y est en 900 x 500. Même la mini-carte est en 500 x 400 !
  • le nombre de pages vues ne doit pas dépasser 100 / jour ou le nombre de tuiles chargées ne doit pas dépasser 10000/j. Rien qu’avec les fautes de frappe et les petites optimisations liées à la conception d’une page carto, il va me falloir 1 semaine pour faire quelquechose de potable.

Ensuite, l’API est en fait une surcharge d’OpenLayers. Comme ses collègues britanniques de l’Ordnance Survey, l’IGN a donc choisi cette API OpenSource (licence BSD) à la communauté dynamique pour créer un produit complètement propriétaire. La documentation pointe d’ailleurs directement vers les pages d’OpenLayers pour les composants « standard ». Sauf que sans mention de la version d’OL utilisée, on risque rapidement de se retrouver avec une documentation déconnectée de la version utilisée (une « fork » comme on dit dans le Lot).

Plus rigolo encore sont les « Obligations des Bêta-Testeurs ». On a déjà vu qu’ils avaient juste le droit de montrer une fenêtre de 400 x 400 à quelques membres de leur famille, mais pour pouvoir bénéficier de ce privilège, il faut quand-même respecter quelques règles de bonne conduite (c’est moi qui souligne le plus beau passage) : « A aucun moment vous ne devez effectuer (ou sciemment laisser faire) une utilisation illégale, trompeuse ou mensongère de l’API bêta ou de données du Géoportail, y compris, mais sans exhaustivité, le dénigrement de l’IGN ou du Géoportail ou d’autres pratiques qui peuvent être préjudiciables à l’IGN ou au Géoportail. » Donc pas de banderole genre « Riquiqui, limité, fermé – Bienvenue à l’API Géoportail ! » au prochain géo-événement ok ?

Un comparatif des SIG OpenSource

Vendredi 14 mars 2008

C’est quelque chose que j »avais envie de faire depuis longtemps et que… je n’ai toujours pas fait. Mais fort heureusement j’ai découvert que quelqu’un d’autre s’en était chargé : http://www.spatialserver.net/osgis/.

C’est plutôt complet, un peu aride diront les esthètes, mais c’est surtout mis à jour régulièrement.

Merci à Stephan Steiniger pour cette réalisation fort utile.