Articles taggés avec ‘QGis’

Un comparatif des SIG OpenSource

Vendredi 14 mars 2008

C’est quelque chose que j”avais envie de faire depuis longtemps et que… je n’ai toujours pas fait. Mais fort heureusement j’ai découvert que quelqu’un d’autre s’en était chargé : http://www.spatialserver.net/osgis/.

C’est plutôt complet, un peu aride diront les esthètes, mais c’est surtout mis à jour régulièrement.

Merci à Stephan Steiniger pour cette réalisation fort utile.

Compilation de QGis 0.9

Lundi 10 décembre 2007

J’ai eu dernièrement quelques difficultés à réaliser une compilation de QGis à partir des sources sous Ubuntu. Comme il se peut que ça vous arrive aussi, voici une petite description des problèmes rencontrés et de leur solution :

Retour du cmake : la non détection de certains modules pourtant installés sur le système se règle soit en vérifiant que les versions de dév des packages sont bien installées (pour Grass par exemple), soit en allant faire un tour dans les fichiers du répertoire cmake et en changeant les chemins par défaut. Ce n’est pas le plus compliqué. Bien vérifier que la version de QT utilisée est la 4.

Compilation : la compilation avec l’option “python-bindings”, qui permet d’intégrer la prise en charge du python, et le fonctionnement du plug-in Grass entre autres, m’a posé problème. Une erreur et son message un peu ténébreux bloquaient le processus :

Error: Unable to open “/opt/qgis/python/core/core.sbf”: [Errno 2] No
such file or directory: ‘/opt/qgis/python/core/core.sbf’

Malgré quelques recherches sur le net, je ne trouvais rien si ce n’est une autre personne ayant eu ce problème, resté alors sans réponse. Voyant que l’erreur en question se produisait lors de la compilation avec QT et SIP, j’ai fait quelques recherches de ce côté-là. SIP est le module qui permet de créer une interface Python vers des bibliothèques C++, un peu comme SWIG donc. Le wiki de QGis a un article là-dessus. Il est indiqué que la version doit être au moins la 4.5, ce qui n’était pas le cas sur mon système (mais d’où venait ce paquetage ?).

J’ai donc compilé les versions indiquées en lien par le wiki, pour SIP et pour PyQT. La compilation est alors allée jusqu’à son terme, et QGis fonctionne correctement avec le module Grass et la console Python.

Sortie officielle de QGis 0.9.0

Vendredi 26 octobre 2007

Qgis 0.9.0. Ganymède

C’est avec un certain retard sur le planning initial que l’équipe de QGis vient d’annoncer la sortie de la nouvelle version 0.9.0., nom de code Ganymède, avec, entre autres, au menu :

- L’intégration de python qui permet d’écrire des plugins dans ce langage mais aussi d’utiliser les modules Qgis dans un programme Python
- L’ajout de nouveaux outils Grass
- Une amélioration des possibilités de rendu des cartes, avec notamment la possibilité de faire des classifications par quantile, plus utile que les seules amplitudes jusqu’alors disponibles. Pour les autres méthode (Standard, Moyennes emboîtées, Lognormale, Géométrique, toutes bien pratiques pour classifier des données statistiques), on attendra encore un peu…
- Une refonte des librairies principales, qui améliore sensiblement les performances, notamment dans la manipulation de lourdes couches de données.

Côté installation, de nombreux paquetages sont déjà prêts (Ubuntu, Debian, OpenSuse, Mac OS X et Windows), disponibles ici.

J’ai réalisé l’installation à partir des sources, sans pouvoir intégrer le support Python du fait d’une erreur à la compilation. Le cmake, qui remplace le configure, recherche les installations de python, postgresql, grass et autres. Si le compte-rendu du cmake indique qu’il n’a pas trouvé un composant que vous savez être installé sur le système, un petit tour du côté des fichiers du répertoire cmake peut vous aider : FindGEOS, FindGRASS, FindPostgres, FindProj peuvent être édités manuellement de manière à aider le cmake à retrouver les librairies nécessaires. Au final, l’install est très propre, de même que le uninstall. Par contre, le module Grass n’a pas été installé, malgré la prise en compte des librairies grass-dev pour le make.

Après quelques tests, la véritable plus-value de cette édition se situe du côté des performances, nettement améliorées dans la manipulation de gros fichiers, pour peu qu’on bâtisse un index spatial de la couche en question. Le module de géoréférencement gagne aussi en ergonomie.

Bravo à toute l’équipe de Qgis pour cette nouvelle version.