Qu’est-ce qu’on parle au FOSS4G ?

30 septembre 2007

Après une semaine fort excitante passée à suivre les conférences et ateliers du FOSS4G2007, je profite du temps épouvantable qui m’oblige à rester cloîtré dans la salle commune du Whalers on the Point Guesthouse de Tofino et m’empêche de sortir ma planche de surf pour livrer quelques réflexions sur ce que j’ai pu apprendre ces derniers jours.

Premièrement, concernant les langages de développement, Python fait réellement l’événement puisque c’est le langage utilisé dans les applications les plus pointues et récentes présentées au FOSS. Citons TileCache, FeatureServer, Cartoweb 4, Shapely, GeoDjango, tous ces projets ont privilégié le python en raison de sa stabilité et de son extraordinaire versatilité (au sens anglo-saxon du terme). Java est toujours là, structurant des projets déjà reconnus (uDIG) ou en devenir (un ETL OpenSource présenté par Talend et CampToCamp). Par contre le PHP ne fait plus partie des langages en vue. Encore utilisé largement, s’il apparaît notamment dans des retours d’expérience il n’est plus le fer de lance du développement en WebMapping, dont l’architecture s’oriente vers des bibliothèques puissantes écrites en C, intégrées dans des wrappers python. Cela a été rendu possible par l’intégration de Ctypes dans python 2.5 qui permet l’appel direct de bibliothèques C sans passer par une fastidieuse interface SWIG.
Du côté des geeks, Charlie Savage met désormais en oeuvre du GeoRuby pour faire tourner son MapBuzz, et à créé une liste dédiée au webmapping dans RubyOnRails, que rien ne semble arrêter !

Tout ceci produit des applications plus puissantes, plus stables et plus robustes, notamment dans la gestion de la mémoire et de la montée en charge. Des bibliothèques aussi cruciales que Geos, Gdal, Ogr, Proj peuvent ainsi être utilisées au coeur même d’une application web dont les scripts python constituent une double interface entre les requêtes utilisateurs d’un côté et la manipulation des données à un bas niveau de l’autre. Ceci devrait faire émerger des frameworks cartographiques avec de véritables fonctions d’administration des données, qui sont encore des aspects trop négligés par le monde OpenSource.

GeoDjango devrait montrer la voie puisque ses concepteurs ont montré un vif intérêt à l’idée d’intégrer des notions de règles de topologies à la gestion des tables.

OpenLayers 2.5 approche

17 septembre 2007

C’est le blog d’OpenLayers qui le dit, la nouvelle version disponible depuis ce jour en Release Candidate 1 propose de nombreuses améliorations à l’excellent client javascript de cartographie :

  • Amélioration de la prise en charge des formats vectoriels via du GeoJSON
  • Amélioration des fonctionnalités d’édition des objets, et notamment des petites ancres au milieu des segments qui permettent facilement d’ajouter des sommets sans manipulation complexe de la forme existante (voir la démo)
  • Meilleure prise en charge des données hétérogènes
  • Fonction de création de polygones réguliers à partir de quelques paramètres (centre, rayon, nombre de faces)
  • Possibilité de faire pivoter les objets vectoriels. Ca donne un peu le tournis, mais à n’en pas douter ça peut avoir quelques applications intéressantes.

Un grand bravo donc à tous les développeurs de cette nouvelle version, et notamment aux équipes de CampToCamp et Metacarta qui n’ont semble-t-il pas ménagé leurs efforts. Il est vrai que le prochain CartoWeb 4, qui sera présenté à l’occasion du FOSS4G, utilisera OpenLayers en lui adjoignant des modules serveurs complémentaires.