10 février 2008
Paul Ramsey, de Refractions Research, profite de la mise à jour du site web consacré à PostGIS pour nous livrer une brève histoire de PostGIS. Intéressant et enrichissant de constater le succès de cette solution phare de l’OpenSource geospatial en si peu de temps. Les prémices du projet datent de mai 2001 (version 0.1 le 31 Mai), mais il faut attendre la version 0.8, début 2004, pour voir intégrées les projections, l’indexation GIST (déjà dans la 0.7) et surtout les fameuses JTS (Java Topology Suite) dans leur version C++ dénommée GEOS, ce qui en fait enfin un SGBD spatial totalement opérationnel. Depuis ? PostGIS est devenue la référence dans le monde des bases de données spatiales, du fait de son coût et de sa formidable interopérabilité. L’industrie SIG ne s’y est pas trompée puisque les “passerelles” vers PostGIS ont fleuri ces dernières années (dans FME, Geoconcept 6, et même ESRI, qui a pourtant son propre SGBD spatial). Belle performance pour un produit de moins de 7 ans d’âge (même pas le temps de faire un bon whisky ça !).
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30 septembre 2007
Après une semaine fort excitante passée à suivre les conférences et ateliers du FOSS4G2007, je profite du temps épouvantable qui m’oblige à rester cloîtré dans la salle commune du Whalers on the Point Guesthouse de Tofino et m’empêche de sortir ma planche de surf pour livrer quelques réflexions sur ce que j’ai pu apprendre ces derniers jours.
Premièrement, concernant les langages de développement, Python fait réellement l’événement puisque c’est le langage utilisé dans les applications les plus pointues et récentes présentées au FOSS. Citons TileCache, FeatureServer, Cartoweb 4, Shapely, GeoDjango, tous ces projets ont privilégié le python en raison de sa stabilité et de son extraordinaire versatilité (au sens anglo-saxon du terme). Java est toujours là, structurant des projets déjà reconnus (uDIG) ou en devenir (un ETL OpenSource présenté par Talend et CampToCamp). Par contre le PHP ne fait plus partie des langages en vue. Encore utilisé largement, s’il apparaît notamment dans des retours d’expérience il n’est plus le fer de lance du développement en WebMapping, dont l’architecture s’oriente vers des bibliothèques puissantes écrites en C, intégrées dans des wrappers python. Cela a été rendu possible par l’intégration de Ctypes dans python 2.5 qui permet l’appel direct de bibliothèques C sans passer par une fastidieuse interface SWIG.
Du côté des geeks, Charlie Savage met désormais en oeuvre du GeoRuby pour faire tourner son MapBuzz, et à créé une liste dédiée au webmapping dans RubyOnRails, que rien ne semble arrêter !
Tout ceci produit des applications plus puissantes, plus stables et plus robustes, notamment dans la gestion de la mémoire et de la montée en charge. Des bibliothèques aussi cruciales que Geos, Gdal, Ogr, Proj peuvent ainsi être utilisées au coeur même d’une application web dont les scripts python constituent une double interface entre les requêtes utilisateurs d’un côté et la manipulation des données à un bas niveau de l’autre. Ceci devrait faire émerger des frameworks cartographiques avec de véritables fonctions d’administration des données, qui sont encore des aspects trop négligés par le monde OpenSource.
GeoDjango devrait montrer la voie puisque ses concepteurs ont montré un vif intérêt à l’idée d’intégrer des notions de règles de topologies à la gestion des tables.
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27 juillet 2007
Chris Schmidt et Howard Butler viennent de mettre en ligne un petit site web qui référence les projections EPSG et des projections personnelles, chargées par les utilisateurs du site. Rien de bien excitant ? Et bien si, car ils mettent aussi à disposition des webservices de publication des définitions des projections, aux formats GML, Proj4, EsriWKT, OGC WKT, USGS et JSON. Grâce à une architecture RESTFull, les définitions (ou les ressources, pour utiliser la terminologie REST) sont accessibles par un simple appel d’URL :
http://spatialreference.org/ref/epsg/27572/Proj4 renvoie ainsi un flux texte correspondant au Lambert II structuré selon la norme Proj4.
L’intérêt ? Pouvoir à terme intégrer ces URL en lieu et place des définitions elles-mêmes dans l’utilisation de GDAL ou de MapServer par exemple. Donc un moyen simple d’accéder à des définitions maintenues à jour, sans avoir à mettre les mains dans les fichiers EPSG de la librairie proj, ainsi que de créer ou d’utiliser des projections non définies par l’EPSG.
Autre intérêt du site : bâti autour du framework Django, donc écrit en Python, avec une architecture REST, il montre ce que ces technologies peuvent apporter en termes de simplicité et de flexibilité dans la mise en oeuvre de webservices cartographiques.
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