15 mai 2008
Les nouvelles qui tombent de la conférence WHERE2.0 2008 sont assez réjouissantes : une nouvelle API GoogleMaps dédiée au Flash d’un côté, et l’intégration de nouvelles fonctionnalités dans le GoogleMaps “traditionnel” de l’autre. Merci à RenaLId, présent sur place, de nous en avoir fait profité aussi vite. Mais je ne peux non plus m’empêcher d’y voir une tendance envahissante de la maison de Moutain View. Toutes ces “nouvelles” fonctionnalités existaient déjà ailleurs. Pour du GoogleMaps en Flash, voir par exemple ici et bien sûr là. Et côté intégration des articles de Wikipedia dans GoogleMaps, il y avait déjà aussi quelques essais ici et là. C’est donc un peu comme si GoogleMaps reprenait à son compte les idées à succès nées de la diffusion de son API. C’est bien dans un sens, dans la mesure où ça donnera une audience bien plus large à ces fonctionnalités. Mais c’est dommage aussi pour la créativité des mash-ups initiales, qui perdent désormais tout intérêt. Google ne risque-t-il pas d’assécher les sources qui ont fait la formidable popularité de ses applications cartographiques ?
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29 janvier 2008
La conférence de Douglas Crockford, DHTML Evangelist Architect
chez Yahoo! est suffisamment brillante pour être appréciée par tous. On y apprend pourquoi un affichage en mode console fait 80 colonnes de large, les origines des réseaux sociaux, pourquoi le passage aux ordinateurs personnels a fait perdre 20 ans aux technologies réseau et nombre de remarques acides et bien informées sur les technologies web d’aujourd’hui. Exemples :
- javascript est plein de bugs car les spécifications ont été faites à partir des implémentations existantes sous Netscape et IE, en Jscript, et qu’il fallait partir de là. Il reste cependant le langage de progammation le plus interopérable qu’il soit.
- Il a fallu 5 ans pour se rendre compte de l’intérêt de l’objet XMLHttpRequest
- Les mash-ups sont l’innovation principale du développement logiciel de ces 20 dernières années, mais sont des passoires question sécurité.
- Il a fallu 10 ans pour reproduire sur le web les “Rounded corners” des applications Mac du début des années 1990.
- L’email a été créé pour permettre à quelques chercheurs de communiquer entre eux, sans que la sécurité soit un souci à une époque où les machines coûtaient des millions de dollars et qu’on connaissait plus ou moins tous les utilisateurs. La généralisation de cette technologie, sans prise en compte de l’absence de sécurité du modèle initial, a un coût énorme en termes d’équipements de sécurité (antispam-antivirus-antiphishing…) ainsi qu’un coût humain réel, par le temps passé parfois à tenter de contourner les anti-quelquechose pour envoyer une pièce jointe à quelqu’un.
Plus précisément sur Ajax, un costard sur mesure pour les technologies impliquées :
- Un navigateur web est l’environnement de développement le plus hostile jamais créé.
- HTML : n’a toujours pas choisi son camp entre format documentaire ou applicatif . Les spécifications n’ont pas bougé depuis 1999 et c’est la seule imagination des développeurs web, habiles à exploiter la plus petite possibilité offerte, qui a permis aux applications web d’évoluer.
- CSS: lent, complexe, fragile, incomplet, devrait être remplacé
- XML, compliqué, inefficace, erreur de modèle, mauvaise exposition des données.
- L’émergence des innovations est rendue difficile par le faible taux de mise à jour des navigateurs web. Chaque nouvelle version ajoute donc de nouveaux bugs, sans résorber le volume des bugs à prendre en considération, puisqu’ils sont toujours présents sur de nombreuses machines.
L’idée intéressante de cette conférence est de bien illustrer le mouvement perpétuel de l’avancée technologique. Les ordinateurs personnels ont mis 20 ans à rattraper les mainframes en termes de possibilité de communication. Mais les applications web en ont alors pris 10 pour ressembler ergonomiquement aux applications desktop (et encore, sans de mode de fonctionnement offline). Les mobiles avancent vite, mais ont encore trop de systèmes d’exploitation différents pour être interopérables. E la nave va…
via le blog de Christian Fauré
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