J’en ai parlé dans le post précédent, mais pas de manière suffisamment détaillée pour satisfaire les curieux qui m’ont rappelé à l’ordre et soumis des questions diverses. Donc je vais essayer de me rattraper…

Qu’est-ce que GeoDjango ?

C’est une extension de Django (ça existe même en français) destinée à gérer les données géographique. OK, mais on n’avance pas là. Qu’est-ce que Django ? Un framework web en Python sous licence OpenSource BSD qui permet de structurer un site web au travers d’une structure Modele – Vue – Template très rapidement. Les modèles sont les tables de votre BD, mais en mode objet; les vues sont les actions et les manipulations diverses que vous voulez effectuer, et les templates sont des modèles de mise en page HTML destinés à présenter les résultats des vues. De plus, Django génère automatiquement un module d’administration des Modèles (des tables donc), qui permet facilement de CRUDer (lire, retrouver, mettre à jour, supprimer) le contenu de votre SI. Un peu comme PhpMyAdmin, mais en mieux !

A ceci, GeoDjango ajoute donc la dimension spatiale, tout comme PostGIS ajoute la dimension spatiale à PostgreSQL. Cela peut fonctionner avec PostgreSQL, MySQL ou Oracle, mais pour ces deux derniers toutes les fonctions ne sont pas encore intégrées (voir la table de compatibilité). Vous obtenez alors des tables spatiales référencées en tant que modèles, et manipuler les objets géométriques (intersection, union, extent, aire…). Ceci grâce au portage dans le code de GeoDjango des librairies bien connues GDAL et GEOS.

Depuis août 2008, GeoDjango fait partie intégrante de Django, tout en gardant sa propre doc et son wiki.

KiCéKiLaFé ?

Justin Bronn, qui va bientôt passer ses examens pour devenir District Attorney (procureur…). A l’occasion de la mise en place de son application Houston Crime Maps, il a choisi Django et y a progressivement intégré la dimension spatiale dont il avait besoin.

Et on peut voir ça où ?

Une petite application de démonstration est accessible ici. Elle a été construite par Dane Springmeyer, Josh Livni et  Christopher Schmidt. Vous pouvez utiliser le login/passwd geo/geo pour vous connecter au module d’administration. Surprise, les données géographiques sont éditables grâce à l’intégration d’OpenLayers dans la page et de votre objet en mode vectoriel !

Sinon la présentation faite par Justin Bronn au Forum Texas GIS en octobre 2008 donne aussi quelques liens.

Ok, c’est beau, mais il y a de la doc ?

Oui, aussi. D’abord un tutoriel : http://geodjango.org/docs/tutorial.html#geographic-data

Un kit d’installation : http://geodjango.org/docs/install.html

Les spécificités des modèles GeoDjango (qui surclassent les modèles standard Django)

La DB-API, qui intègre les opérateurs spatiaux.

et plein d’autres trucs (sur GDAL, GEOS…)

et enfin, un groupe de discussion !

et sinon, tu en penses quoi ?

Je ne suis pas forcément très objectif, mais je suis un inconditionnel de Django en général et de GeoDjango en particulier. Ce que j’apprécie le plus est de pouvoir stocker les données géographiques sous PostGIS et de les manipuler ensuite pour les envoyer vers le client en GeoJSON par exemple après les avoir reprojetées ou simplifiées. Le GeoAdmin, et la capacité d’édition de la donnée qu’il apporte, même si elle est imparfaite, est aussi très agréable.

La prise en main n’est pas très difficile. Les tutoriels de Django et GeoDjango sont très accessibles, et la vitesse à laquelle on arrive à des résultats concrets donne vite envie d’aller plus loin.

GeoDjango, LE framework cartographique.
Étiqueté avec :                        

4 pesnées sur “GeoDjango, LE framework cartographique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *