Après une semaine fort excitante passée à suivre les conférences et ateliers du FOSS4G2007, je profite du temps épouvantable qui m’oblige à rester cloîtré dans la salle commune du Whalers on the Point Guesthouse de Tofino et m’empêche de sortir ma planche de surf pour livrer quelques réflexions sur ce que j’ai pu apprendre ces derniers jours.

Premièrement, concernant les langages de développement, Python fait réellement l’événement puisque c’est le langage utilisé dans les applications les plus pointues et récentes présentées au FOSS. Citons TileCache, FeatureServer, Cartoweb 4, Shapely, GeoDjango, tous ces projets ont privilégié le python en raison de sa stabilité et de son extraordinaire versatilité (au sens anglo-saxon du terme). Java est toujours là, structurant des projets déjà reconnus (uDIG) ou en devenir (un ETL OpenSource présenté par Talend et CampToCamp). Par contre le PHP ne fait plus partie des langages en vue. Encore utilisé largement, s’il apparaît notamment dans des retours d’expérience il n’est plus le fer de lance du développement en WebMapping, dont l’architecture s’oriente vers des bibliothèques puissantes écrites en C, intégrées dans des wrappers python. Cela a été rendu possible par l’intégration de Ctypes dans python 2.5 qui permet l’appel direct de bibliothèques C sans passer par une fastidieuse interface SWIG.
Du côté des geeks, Charlie Savage met désormais en oeuvre du GeoRuby pour faire tourner son MapBuzz, et à créé une liste dédiée au webmapping dans RubyOnRails, que rien ne semble arrêter !

Tout ceci produit des applications plus puissantes, plus stables et plus robustes, notamment dans la gestion de la mémoire et de la montée en charge. Des bibliothèques aussi cruciales que Geos, Gdal, Ogr, Proj peuvent ainsi être utilisées au coeur même d’une application web dont les scripts python constituent une double interface entre les requêtes utilisateurs d’un côté et la manipulation des données à un bas niveau de l’autre. Ceci devrait faire émerger des frameworks cartographiques avec de véritables fonctions d’administration des données, qui sont encore des aspects trop négligés par le monde OpenSource.

GeoDjango devrait montrer la voie puisque ses concepteurs ont montré un vif intérêt à l’idée d’intégrer des notions de règles de topologies à la gestion des tables.

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